Nous, les blancs, nous sommes en fait roses. Rose-cochon. De vrais porcs.
Auto dénigrement commun de sa propre origine. “je voudrais être noir” vs “fair&lovely” blanchissement cosmétique de millions d’indiens.
Le rose-cochon transpirant comme un porc au soleil indien n’a aucune élégance.
Eux, noirs de peau, visages aussi noirs que les cils. Jais, regard corbeau, sourire raven.
Uncut, son gland rose brille sur fond mate. Circoncis, les glands perdent couleurs. Automne.

Sous la tonnelle

Sous la tonnelle, Alexandra me disait à juste titre que l’homme indien se laisse sucer la bite par n’importe qui : femme, homme, cochon…
J’opinais. Et là, devant la mer à Pondichéry, des pensées tamoulo-lubriques m’échauffaient.
Comme si nous ne transpirions pas déjà suffisamment…

On ne peut pas se fier aux Keralais, répétait Alexandra. Avec une langue pareille… Le Mayalayam. Que seuls eux comprennent. Et oui, évidemment, de grands amants. C’est bien là, notre malheur.

Par la phalange légère qui tâtonne aveugle entre les plis du vêtement…

Caressez-moi par l’apex de votre langue.

attouchements

Le train est bondé. Mon dos à travers le léger tissu de ma chemise, mes fesses touchent le corps de mon voisin. En cuillère, nous nous serrons involontairement (enfin pas si sûr, je m’approch, il accepte ma position). Il est plus grand que moi.

Je mets toute ma conscience dans l’épiderme de mes omoplates, dans celui du bas de mon dos, dans mes fessiers. Je pense et vois par le cul. Je sens les rondeurs de son ventre, de ses ronds pectoraux, de ses tétons même, que je sens fermes.

Dommage. Il descend à l’arrêt suivant. Il doit donc se presser une dernière fois contre moi pour passer. Je sens la masse. Et il se place devant moi en attendant son arrêt.

La cuillère est inversée, 10 secondes avant l’arrêt du train. Larges fessiers rebondies juste au-dessus de ma ceinture. Je bande.

C’est un bear aux rondeurs fermes. La forme du cul est un régal. Je me presse comme un adieu.

Il part et me laisse comme souvenir la raideur de mon sexe que je dissimule.

En mémoire, la mollesse toute en douceur de son corps, la fermeté des fesses et des tétons, l’approche caressante de notre mêlée matinale.

Tek Yön, sens unique

Istanbul nous revoilà. Première nuit finie à 4h30. Il y en aura d’autres. Istanbul était calme sauf la caverne du Tek Yön : trou du cul aspirant le monde gay arabomusulman. Force centrifuge bears musulmane.

Comment le savoir ? DJ passe-nous un tube pop libanais : ils lèveront tous les bras. La moitié de la salle regorgeait de bêtes poilues du Moyen-Orient…

Je vais devoir de nouveau écrire sur le tourisme gay arabe à Istanbul. C’est une tendance massive.
Je fais de la géopolitique araboturque voire même je pourrais accueillir des réfugiés poilus au sourire charmant : exemple, ce jeune syrien hipster, juste barman, sans doute aux études ravagées par la guerre.
#souvenir : ce gros arménien du Caucase ivre mort qui nous saute dessus et nous lèche abondamment.